Vivashow : comment a été créé le groupe espoir 2000?
Pat Sacko : en 1986-1988, nous étions une dizaine d’amis et on faisait ce qu’on appelle l’ambiance facile, le wôyô. On animait les mariages, les funérailles et bien d’autres événements. Avec l’avènement du zouglou en 1990 avec Bilé Didier, on s’est dit pourquoi ne pas essayer de mettre un album sur le marché puisque nous avons le même genre musical. C’est ainsi que Shura, Valérie et moi avons constitué le groupe pour sortir « éléphant d’Afrique en 1997 »
Vs : mais vous êtes deux au lieu de trois. Je sais que ça répond à un objectif précis car je connais l’histoire.
PS : non ! Non ! Non ! Nous sommes un groupe d’amis et nous ne sommes pas liés par un contrat de personne. On n’a aucun engagement sur papier. L’autre a voulu rester à Paris, c’est son choix et nous respectons le choix de chacun d’entre nous.
Valérie : et on avance.
Vs : on a entendu dans l’une de vos chansons en 2000 on fera tous les bilans, 2008 vous êtes encore là à Abidjan. Vous vous cherchez encore. On dirait que ça ne sent pas bon?
PS : le bilan est positif, aujourd’hui on a un mode de vie différent de celui que nous avions avant de chanter. On peut donc dire que le bilan est positif et nous pouvons dire merci à Dieu pour tout ce qu’il a fait pour nous car c’est un milieu difficile et quand tu parviens à t’en sortir c’est une bonne chose.
Vs : on dit que le zouglou est une musique sans avenir. Comment entrevoyez vous le zouglou d’ici une dizaine d’années?
PS : mais le zouglou a déjà plus de 10 ans et il est toujours d’actualité.
Val : il faut aussi dire que le zouglou c’est la véritable musique Ivoirienne.
Pat Sacko : oui, oui car nous avons eu des devanciers qui ont fait du zouk et autres variétés. Combien de CD ont-ils vendu à l’étranger. Sachez que le zouglou est la musique la plus appréciée au-delà de nos frontières.
J’aurais entendu les jaloux n’ont pas d’avenir et j’aurais dit oui. Mais le zouglou jamais ne passera. Le mapouka a fait son temps, il est passé. Les DJ aussi sont là. Ils vont, ils viennent mais nous sommes toujours présents.
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